Drame en RDC: le journaliste wilondja mazambi enlevé, torturé et tué à Bukavu
Wilondja travaillait pour la Centrale de Monitoring des Médias, un programme de surveillance éthique et déontologique de rUnion nationale de la presse du Congo (UNPC). Selon IONG Journaliste en danger (JED), qui a rapporté le drame, le journaliste aurait été enlevé la veille, lundi 4 août aux environs de 18h, près de la place Mulamba dans le quartier Nguba, non loin de son domicile.
Des témoins évoquent un commando armé ayant procédé à son enlèvement. Grièvement blessé, Wilondja aurait été conduit d'urgence par des passants à Ihôpital général de Bukavu, il amalheureusement succombé dès son arrivée à la salle d'urgence.
Des zones d'ombre et une responsabilité interpellée
L'ONG JED évoque des signes de torture évidents, suggérant un acte délibéré et ciblé. Ce meurtre ne peut être assimilé un simple acte d'insécurité, mais plutôt à une exécution ciblée dans un contexte de répression », alerte l'organisation dans un communiqué publié ce mardi.
Selon la même source, Wilondja figurait parmi un groupe de journalistes enrôlés de force par les rebeles de l'AFC/M23, qui contrôlent désormais la ville de Bukavu. Ils auraient été contraints de suivre une formation idéologique organisée par le mouvement rebelle soutenu par le RWanda.Darius Kitoga, président provincial de IUNPC et responsable de la Centrale de Monitoring, a déclaré n'avoir reçu aucune alerte sécuritaire de la part du journaliste avant ce drame.
L'Union nationale de la presse du Congo (UNPC) ne s'est pas encore exprimée publiquement. Pour sa part, JED interpelle les autorités de facto de l'AFC/M23 sur la nécessité de faire toute la lumière sur cet assassinat. L'ONG se dit « profondénment consternée» et exige une enquête indépendante.
Depuis Ia prise de contrôle progressive de plusieurs zones de l'Est de la RDC par la coalition AFC/M23, Il'insécurité des journalistes s'est accentuée. De nombreux professionnels des médias ont quitté la région, tandis que ceux qui y restent vivent dans une peur permanente.
Ce nouveau drame soulève une fois de plus la question de la sécurité des journalistes en période de conflit armé et met en évidence les risques accrus auxquels sont exposés les acteurs de l'information dans les zones sous occupation rebelle.
Rédaction

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